Civ. 3e, 17 janvier 2007 : l'acquéreur, même professionnel, n'est pas tenu d'informer le vendeur sur la valeur du bien. Pas de réticence dolosive.
Les faits
Un marchand de biens, également agent immobilier, obtient d'un particulier des promesses de vente sur sa maison. Il lève l'option et somme le vendeur de passer l'acte. Le vendeur, qui ignorait la valeur réelle de son pavillon, refuse.
La procédure
Le marchand de biens assigne le vendeur en réalisation de la vente. La cour d'appel de Paris, le 27 octobre 2005, annule les promesses pour réticence dolosive : l'acquéreur aurait manqué au devoir de loyauté en taisant l'information essentielle sur le prix qu'il détenait en sa qualité de professionnel. L'acquéreur forme un pourvoi.
Le problème de droit
L'acquéreur professionnel qui connaît la valeur du bien commet-il une réticence dolosive en ne la révélant pas au vendeur profane ?
La solution
La troisième chambre civile casse l'arrêt au visa de l'article 1116 : l'acquéreur, même professionnel, n'est pas tenu d'une obligation d'information au profit du vendeur sur la valeur du bien acquis.
« l'acquéreur, même professionnel, n'est pas tenu d'une obligation d'information au profit du vendeur sur la valeur du bien acquis »
Le texte officiel
Début du texte de la décision. Texte intégral : Légifrance, et dans la recherche Justice4U.
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Fiche Justice4U, mise à jour le 16 octobre 2026. Texte de la décision : open data des décisions de justice (Cour de cassation, DILA), réutilisé sous Licence Ouverte. Cette fiche est une aide à l'étude et à la recherche ; vérifiez toujours la décision sur sa source officielle avant de la citer.