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Arrêts du 10 juillet 2002 (clause de non-concurrence)

Cour de cassation, chambre sociale, 10 juillet 2002, n° 00-45.135 · Publié au bulletin
Texte officiel : Légifrance
Textes : Principe fondamental de libre exercice d'une activité professionnelle ; Art. L. 120-2 ancien C. trav. (art. L. 1121-1)
En bref

Soc., 10 juill. 2002 : la clause de non-concurrence n'est licite que si, entre autres conditions, elle comporte une contrepartie financière. Fiche d'arrêt.

Les faits

Un salarié est engagé en 1993 comme agent producteur par la société d'assurance La Mondiale. Son contrat comporte une clause de non-concurrence sans contrepartie financière, ce que permettait la convention collective. En mars 1995, l'employeur lui ordonne de restituer son matériel et de cesser son travail. Le salarié saisit le conseil de prud'hommes, notamment de dommages-intérêts au titre de la clause.

La procédure

La cour d'appel de Reims, le 28 juin 2000, rejette cette demande : la clause était licite et régulière, l'absence de contrepartie étant conforme à la convention collective. Le salarié se pourvoit.

Le problème de droit

Une clause de non-concurrence dépourvue de contrepartie financière est-elle licite ?

La solution

La chambre sociale casse l'arrêt sur ce point, au visa du principe fondamental de libre exercice d'une activité professionnelle et de l'article L. 120-2 du Code du travail. Une clause de non-concurrence n'est licite que si elle est indispensable à la protection des intérêts légitimes de l'entreprise, limitée dans le temps et dans l'espace, tient compte des spécificités de l'emploi du salarié et comporte l'obligation pour l'employeur de verser une contrepartie financière, ces conditions étant cumulatives.

« une clause de non-concurrence n'est licite que si elle est indispensable à la protection des intérêts légitimes de l'entreprise, limitée dans le temps et dans l'espace, qu'elle tient compte des spécificités de l'emploi du salarié et comporte l'obligation pour l'employeur de verser au salarié une contrepartie financière, ces conditions étant cumulatives »

Le texte officiel

Vu le principe fondamental de libre exercice d'une activité professionnelle, ensemble l'article L. 120-2 du Code du travail; Attendu qu'une clause de non-concurrence n'est licite que si elle est indispensable à la protection des intérêts légitimes de l'entreprise, limitée dans le temps et dans l'espace, qu'elle tient compte des spécificités de l'emploi du salarié et comporte l'obligation pour l'employeur de verser au salarié une contrepartie financière, ces conditions étant cumulatives; [...]

Début du texte de la décision. Texte intégral : Légifrance, et dans la recherche Justice4U.

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